La fin de l’industrie sous ses formes juridiques actuelles. Retour sur les coopératives.

Avec l’ouverture à la concurrence, toutes les entreprises en France sont en souffrance, y compris les EPIC. C’est la dure dictature européenne qui chasse l’industrie au profit du service. Et ce n’est pas nouveau. La Poste, devenue la Banque postale qui était autrefois une banque publique est devenue dans les faits une banque privée avec le statut de Société Anonyme.

La SNCF aurait dit-on en coulisse cessé elle aussi d’exister avec l’ouverture à la concurrence d’une compagnie de chemin de fer étrangère, italienne du côté de la gare de Lyon à Paris 12e. Et du côté de la gare du Nord, cela doit être identique sans doute. Bref il faut se rendre à l’évidence que nos usines ferment de plus en plus et que fabriquer français et acheter français que cela coûte de plus en plus cher, au point d’en devenir impossible.

De nombreux entrepreneurs, ou dirigeants d’ETI espèrent inutilement que le gouvernement fera un geste pour eux, les financer par exemple, plutôt les subventionner. Les caisses de l’Etat étant on ne sait pas du tout pourquoi perpétuellement vides, les dirigeants d’ETI n’auront jamais d’argent. On se souvient tout de certaines entreprises en difficultés comme les chaussures Myrys, ou le verre Duralex sans oublier Le Slip Français.

Tous ces établissements vont devoir délocaliser pour survivre, en raison des charges sociales trop élevées. Ou bien se transformer en coopérative, ça fonctionne plutôt bien et il y a la possibilité pour celles-ci de bénéficier d’un financement par actions comme pour les sociétés anonymes. L’affaire reste à suivre.

Xavier Jaffré

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