Le bon vieux temps de la presse écrite.

Le bon vieux temps de la presse écrite.

«Écrire court et périodiquement». C’était ce que faisaient jadis les écrivains publiés ou non, qui écrivaient de temps en temps pour la presse écrite, la presse papier, des articles signés de leur nom véritable ou d’emprunt. Portrait, reportage, interview tout ou presque pouvait passer dans le journal. En fait ces écrivains étaient les premiers pigistes avant que la presse papier se précarise véritablement dans les années 90.
Aujourd’hui la presse écrite papier ne laisse plus autant de tribunes libres aux «grands» écrivains. Les grands journaux papier(s) adoptent de plus en plus le format du journal très formaté 20 Minutes ou de Métro à présent disparu. Une presse formatée, digeste ou indigeste, du prêt à consommer comme prêt à penser, ou l’opinion et le rêve passent au second plan pour finir par disparaitre.
Sauf s’il s’agit d’une simple et très désagréable impression de ma part, l’édition de livres semble ne plus fournir de littérature, voir de haute littérature comme autrefois.
Les anciens auteurs que j’avais l’habitude de lire ne produisent plus, car ils sont soit trop âgés, soit tous décédés. Pire encore, occultés.

Xavier Jaffré

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